
Chez BDO, les métiers du conseil peuvent être au service de « bonnes causes » !
BDO propose du mécénat de compétences à ses collaborateurs, à destination de structures de l’économie sociale et solidaire (ESS).
Les métiers de l'audit et du conseil pâtissent parfois d'une image peu concrète, maniant des notions abstraites. Pourtant chez BDO, 5ème cabinet mondial d’audit, de conseil et d’expertise comptable, les collaborateurs peuvent trouver un véritable sens à leurs missions, en mettant à profit leurs compétences au service de bonnes causes.
À travers son partenariat avec l’association Alter’actions, l’antenne française du groupe propose du mécénat de compétences à ses collaborateurs. Durant cinq mois, les salariés volontaires encadrent une équipe de plusieurs étudiants bénévoles, dans le cadre d’une mission de conseil à destination d’une structure de l’économie sociale et solidaire (ESS). Antoine Roehri, consultant senior en stratégie et Audrey Lobry, responsable juridique, y ont participé lors de la dernière session, d’octobre 2024 à février 2025. Ils livrent leurs retours d’expérience.

« L'idée de m'investir auprès d’étudiants et de découvrir la vie associative d’une structure de l’ESS m’a plu »
Antoine, Consultant en stratégie, a rejoint BDO il y a trois ans, à la fin de ses études. Audrey, Responsable juridique, quant à elle, a intégré l’entreprise en février 2024. Depuis leur arrivée, tous deux cherchaient à s’impliquer bénévolement : « Lorsque j’ai reçu le mail de présentation du programme Conseil Solidaire (ndlr. Nom du mécénat), je suis allée voir par curiosité. L'idée de m'investir auprès d’étudiants et de découvrir la vie associative d’une structure de l’ESS m’a plu », confie Audrey.
Pour Antoine, ce mécénat de compétences lui permettait d’accorder ses convictions personnelles à sa pratique professionnelle. « Certains sujets liés à l’ESS comme la prise en compte de l’environnement me tiennent à cœur, raconte-t-il. Ma participation à cette initiative était l’occasion de contribuer à des causes qui me parlaient, tout en enseignant mon métier. »
La mission d’Audrey ? Créer le label Énergie Jeune
Antoine et Audrey se sont donc portés volontaires. Durant un semestre, ils ont consacré chaque semaine quelques heures à ce projet, en supervisant le travail des étudiants.
La mission d’Audrey consistait à créer un label pour l’association Énergie Jeune. Celle-ci « réalise des interventions éducatives, pour lutter contre le décrochage et les inégalités scolaires, notamment dans les quartiers prioritaires », indique-t-elle. Elle engage des experts bénévoles, qui interviennent dans les établissements scolaires, « pour redonner aux enfants le goût d’apprendre ».
La conduite de projet et le management : des compétences clés
Avec son équipe, Audrey a procédé en plusieurs étapes pour mettre en place ce label : « Nous avons effectué un inventaire des bénévoles, et les étudiants ont assisté à plusieurs de leurs interventions. Nous avons ensuite réalisé un benchmark des labélisations existantes, pour voir si certains critères pouvaient s’adapter à celui d’Énergie Jeune. Puis, nous avons mis en place une feuille de route à destination de l’association », détaille la responsable juridique.
Audrey a organisé ce travail, un peu comme elle aurait pu le faire lors « d’un audit juridique fiscal ou social, avec un système de couleurs » : « Nous avons défini les critères du label, sans pour autant rentrer dans un système de notation des intervenants pour ne pas les décourager, car ils restent bénévoles », concède Audrey.
Dans le cadre de cette mission, la responsable juridique a enseigné plusieurs compétences à ses élèves, mais elle a aussi consolidé les siennes, la conduite de projet et le management notamment.
La mission d’Antoine ? « Créer une stratégie de développement des adhésions individuelles » de Solidarité Laïque
Antoine a quant à lui été affecté à une mission auprès de Solidarité Laïque, une association qui œuvre pour l'accès à l'éducation. « C’est une union de plusieurs organisations membres et d’adhérents individuels », informe-t-il. La mission d’Antoine consistait à « créer une stratégie de développement de ces adhésions individuelles ». « L’idée, c’était de trouver comment cibler les adhérents, mieux les fédérer et les structurer », résume-t-il.
Des compétences professionnelles transposées au bénévolat
Bien qu’elle serve un tout autre objectif que la rentabilité que recherchent ses clients, cette tâche ressemblait sur de nombreux aspects à ses missions en tant que consultant. En effet, au quotidien, Antoine analyse les stratégies des entreprises pour leur permettre de prendre des décisions économiques éclairées. « Ce bénévolat était assez proche de ce que je peux faire en conseil stratégique : le fait de réaliser une analyse d’une structure, de poser un diagnostic, d'établir des recommandations », illustre-t-il.
Outre les compétences techniques en lien avec son activité de conseil, Antoine a exploité plusieurs de ses aptitudes professionnelles dans ce projet. À commencer par le management, avec « l'encadrement des étudiants, l'avancement de la mission, le respect des échéances, la communication ». « Le volet managérial de la mission était intéressant à appréhender, car j’arrive à un moment de ma carrière où j’aspire à monter en compétence sur ces questions. Cet exercice me permettait d’avoir une sorte de terrain d’entraînement », confie-t-il.
Ce travail d’équipe a donné lieu à une stratégie, résumée dans une roadmap à destination de Solidarité Laïque. L’association devrait donc mettre en place plusieurs recommandations d’Antoine et ses étudiants, afin de fédérer de nouveaux adhérents individuels.
Un bilan « très positif »
En participant à ce mécénat de compétences, Audrey et Antoine, ont eu le sentiment de donner un véritable sens à leurs compétences respectives. Ils en tirent, tous deux, un bilan « très positif ».
« Je sors de cette expérience avec beaucoup de respect et d'admiration pour le monde associatif », témoigne Antoine, fier de sa participation. Le fait de former des étudiants par le biais du mécénat de compétences, lui a aussi permis de « voir le chemin parcouru » depuis sa sortie d’école quelques années auparavant. « C’est un plaisir d’accompagner des jeunes, de leur transmettre des connaissances. D’autant que j’étais à leur place il y a trois ans seulement. Cela permet de voir tout ce que le métier nous a appris en peu de temps », résume-t-il, gratifié.
Audrey est du même avis. « J’ai apprécié former des jeunes. Humainement parlant c’est une superbe expérience », déclare-t-elle. Par ailleurs, la mission était particulièrement valorisante d’après elle : « C’est chouette de se dire qu’à notre petit niveau, grâce au label, on va permettre à l’association d’élargir son champ d’intervention et d’aider de nombreux écoliers et collégiens », conclut-elle.